Les constats du Collectif NEMO sur l’implantation d’une centrale éolienne en mer près d’Oléron.

Le document Les constats du Collectif NEMO contient des informations rassemblées par des experts de différents domaines, le plus souvent non présentées au grand public. Il ne cherche pas à imposer un point de vue, mais à susciter un débat démocratique sur ce projet, débat qui sans ces informations n’a aucune chance de pouvoir exister.
A chacun donc de nourrir ce débat, en apportant des informations complémentaires ou contradictoires.

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4 commentaires sur “Les constats du Collectif NEMO sur l’implantation d’une centrale éolienne en mer près d’Oléron.”

  1. Le souci de l’aspect paysager est trop souvent réservé exclusivement aux éoliennes. A-t-on jamais sondé des habitants pour connaître leur avis sur l’esthétique d’une centrale nucléaire ou d’une usine Sévéso ?

    L’intermittence de la production d’électricité éolienne n’est pas un inconvénient si :
    1 – on cesse de s’acharner à conserver le chauffage électrique (bonne isolation + chauffage par d’autres énergies = disparition de ce problème).
    2 – on réfléchit au stockage de l’électricité par la production d’hydrogène.

    Par contre, les arguments réellement écologiques, c’est-à-dire concernant la mise en danger de la faune et de la flore, me paraissent les plus importants : c’est en préservant la bio-diversité globale qu’on pourra préserver l’espèce humaine en particulier.
    Tout ce qui est énorme perturbe la bio-diversité, mais quand on propose quelque chose de plus petit (je pense au méthaniseur envisagé à La Palmyre), c’est une levée de boucliers : “pas de ça chez moi !”

    1. A Madame Charrier,
      Si vous ne vous chauffez pas à l’électricité, vous vous chaufferez comme les Allemands presque uniquement au fuel et au gaz. Mais de toute façon le problème posé par l’intermittence n’est pas de cette nature, et il est le même en Allemagne qu’en France: vous devez conserver la totalité de la puissance de vos centrales dites pilotables, c’est-à-dire celles qui peuvent suivre les variations de la consommation, contrairement aux centrales non-pilotables que sont les centrales intermittentes d’éoliennes ou de solaire. Et cette puissance est déterminée par la puissance maximale consommée observée, en France 102 GW en Février 2012, plus une marge de sécurité. L’ Allemagne malgré son fort développement d’éolien et de solaire, n’a pu diminuer sa puissance de centrales pilotables, et le nucléaire y a été remplacé par du gaz et du charbon essentiellement, d’où ses émissions de CO2 qui ne diminuent pas. Il en sera de même en France si l’on veut diminuer le nucléaire. Pour l’essentiel Il ne sera pas possible de le remplacer par de l’éolien et du solaire. On ne pourra le faire que par du gaz et du charbon. D’où une pollution atmosphérique ( CO2 et particules fines) considérablement accrue.
      L’ hydrogène comme moyen de stockage est pour l’instant un mythe, et le restera longtemps. En particulier le rendement du cycle électricité-hydrogène-électricité est très faible, environ 20 %, ce qui signifie qu’il faudra multiplier le nombre d’éoliennes par 5 pour produire la quantité initiale. C’est aussi un gaz particulièrement explosif, bien maîtrisé pour un transport par pipe-line, mais qui serait extrêmement dangereux dans des applications de stockage. J’ai en tête un accident qui a créé un chalumeau de 300 mètres de haut !
      Quant à la biodiversité, elle est certainement beaucoup mieux respectée par un réacteur nucléaire ou une centrale à charbon, la surface occupée étant de l’ordre de 1000 fois moins importante que pour l’équivalent en éoliennes.
      Bien à vous B.DURAND

  2. Un argumentaire passionnant et extrêmement précis. Ces projets sont à la fois inutiles, coûteux et destructeurs pour l’environnement. En l’occurrence, une destruction irrémédiable de tous les panoramas de la Côte Sauvage d’Oleron. Sand parler des fonds marins et des lignes THT à construire. Comment les cautionner malgré les expériences catastrophiques de nos voisins européens ?

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