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Pour RTE, un système électrique basé sur des ENR en 2050, cela peut être envisageable en théorie, mais beaucoup de
Qui arrivent un peu tard, par exemple : Elle met ensuite en évidence que les impacts de ces parcs éoliens
Le Collectif NEMO a démarré une campagne d'information à l'attention des élus du territoire concerné par ce projet éolien. Une
Lors d'une présentation à FNE NA, RTE a détaillé quelle pourrait être la méthodologie mise en œuvre pour le raccordement
Le débat public concernant le projet éolien au large des côtes Charentaises va s'ouvrir en Juillet 2021 Vous pouvez télécharger
Ne manquez pas la projection de ce film et participez au débat en ligne qui aura lieu le 2 avril
Lors de la réunion du Conseil de façade Sud-atlantique qui s'est tenu en visio le 14 décembre dernier le plan
Article le Littoral 29/1/2021
L'article de Monsieur Labardin passe outre l'opposition d'associations ou de personnes physiques qui a conduit à la création du collectif
Jean Castex a profité du Comité interministériel de la mer qui se tenait aujourd'hui 22 janvier 2021 pour annoncer sa
Laurent Bordereaux, professeur de droit à l'université de la Rochelle, spécialiste du droit du littoral, s'interroge sur la possibilité d'implanter

Prospective 2050 : Conditions et prérequis en matière de faisabilité technique pour un système électrique avec une forte proportion d’énergies renouvelables à l’horizon 2050 – rapport RTE – IEA

Pour RTE, un système électrique basé sur des ENR en 2050, cela peut être envisageable en théorie, mais beaucoup de « briques » pour faire fonctionner de manière sûre un tel système restent à l’état d’expérimentation, voire de concepts. Le raccourci souvent vu dans la presse « RTE ok pour 100% ENR en France en 2050 » est certainement abusif.

De plus comme l’indique le rapport les aspects coût et acceptabilité sociale ne sont pas pris en compte.

Le présent rapport porte sur les conditions et les exigences relatives à la faisabilité technique des scénarios comportant une part élevée d’EnR variables. Ses résultats constituent une condition préalable nécessaire à la poursuite des études avec une modélisation générale du système lancées par RTE pour 2021. La faisabilité technique a été considérée au sens large en englobant les principaux défis techniques associés à de tels scénarios à l’échelle du système. Le rapport n’examine pas la question de savoir si ces scénarios sont socialement souhaitables ou attrayants ni celle de leur coût et de leur viabilité financière. Ces points seront abordés ultérieurement, sur la base des études menées par RTE en concertation avec les parties prenantes. Même si un ou plusieurs scénarios peuvent sembler techniquement réalisables, toute conclusion sur leur opportunité socioéconomique nécessitera donc une analyse plus approfondie. En outre, le rapport ne compare pas les scénarios dans lesquels la part des EnR est élevée avec d’autres scénarios, que ce soit sur le plan technique ou économique.

La question des matériaux utilisés, des terres rares, du cuivre, que ce soit pour les batteries ou les rotors des éoliennes est très peu abordée :

Enfin, ces flexibilités soulèvent elles-mêmes des enjeux environnementaux (par exemple, sur l’utilisation des sols et la criticité des matériaux qu’elles utilisent), et sociétaux (en particulier sur leur acceptabilité, que ce soit pour la généralisation de flexibilité de la demande au sein des logements ou pour le déploiement d’infrastructures comme les électrolyseurs et les interconnexions). Cette analyse environnementale et sociétale doit être menée au périmètre de l’ensemble du système, en intégrant toutes les sources de flexibilité

Pourtant les experts s’accordent pour dire qu’il y aura un problème de disponibilité des ressources à l’échelle mondiale.

Document à consulter sur le site de RTE. La suite des travaux est prévue pour la fin de l’année.

Parc éolien offshore et biodiversité : l’UICN émet des recommandations

Qui arrivent un peu tard, par exemple :

Elle met ensuite en évidence que les impacts de ces parcs éoliens sur la biodiversité pourraient être, pour une part notable, évités ou réduits si une Evaluation Environnementale Stratégique complète à l’échelle des Documents Stratégiques de Façade avait été menée en incluant une évaluation des impacts propres et cumulés de l’ensemble des activités en mer. Cette démarche permettrait d’appliquer une séquence ERC intégrée à l’échelle des façades et de statuer en amont des projets sur la compatibilité entre les parcs éoliens et les aires marines protégées en fonction des enjeux écologiques identifiés sur la zone.

https://uicn.fr/evaluation-environnementale-des-projets-eoliens-en-mer-18-recommandations-pour-la-biodiversite/

L’article est disponible ici, le rapport complet est téléchargeable.

NEMO informe les élus : la lettre 5 est dispo.

Le Collectif NEMO a démarré une campagne d’information à l’attention des élus du territoire concerné par ce projet éolien.

Une série de courriers seront envoyés d’ici le débat public couvrant tous les aspects des bouleversements et des conséquences induites par ce projet.

Vous pourrez télécharger les différents documents à partir de cet article.

Lettre 1 : Mise en garde sur le changement d’échelle entre le projet de 2016 et celui qui sera débattu lors du débat public :

Lettre 2 : Que signifie concrètement un parc éolien offshore tel qu’envisagé à Oléron :

Lettre 3 : Trois phases : construction, exploitation et démantèlement des parcs :

Lettre 4 : Les manipulations de l’État pour installer des parcs éoliens industriels en zone Natura 2000, en plein Parc Naturel Marin :

Lettre 5 : Vers la destruction d’une zone marine et côtière reconnue unique en Europe ?

Des précisions sur le raccordement des parcs éoliens offshore au réseau THT terrestre par RTE

Lors d’une présentation à FNE NA, RTE a détaillé quelle pourrait être la méthodologie mise en œuvre pour le raccordement du (des) futur (s) parc (s) éolien (s).

Vous pouvez télécharger ce document :

Synthèse du dossier de saisine de la Commission Nationale du Débat Public

Le débat public concernant le projet éolien au large des côtes Charentaises va s’ouvrir en Juillet 2021

Vous pouvez télécharger un document de synthèse :

Vous noterez que le débat à venir dépasse largement le cadre d’Oléron puisque on parle des côtes de Nouvelle-Aquitaine …

Des précisions sur le futur parc éolien offshore d’Oléron

Lors de la réunion du Conseil de façade Sud-atlantique qui s’est tenu en visio le 14 décembre dernier le plan de route du projet a été dévoilé.

Comme vous le savez sans doute la Commission nationale du débat publique a été saisie, et la consultation du public devrait démarrer début juin.

Concernant l’implantation, la zone identifiée les années précédentes a été élargie de façon à pouvoir accueillir deux ou trois parcs (dont un flottant).

A noter que deux possibilités sont maintenant envisagées pour l’atterrage : une vers le sud avec raccordement à Saujon, une autre vers le nord avec raccordement vers la Rochelle. Cette dernière option laisse entrevoir une mutualisation des installations pour de futurs parcs plus au nord en face de l’île de Ré …

Nous sommes toujours totalement opposés à ce projet situé dans le Parc Naturel Marin et au sein de zones de protection spéciale Natura 2000 comme l’illustre la carte ci-dessous :

Zones Natura 2000 Sud-Atlantique

Les pêcheurs, en particulier le Comité régional des pêches, est également fermement opposé à ce projet.

Outre les aspects atteinte à l’avifaune et à la faune marine, le projet présente d’autres risques identifiés dans ce document :

La réponse de NEMO à l’article du Littoral du 29/1/2021

L’article de Monsieur Labardin passe outre l’opposition d’associations ou de personnes physiques qui a conduit à la création du collectif NEMO dès 2016. Il passe également sous silence l’avis défavorable qu’avait donné l’agence des Aires Marines Protégées (maintenant absorbée par l’OFB) dès 2015.

Bernard Durand énumère ci-dessous les risques inhérents selon lui à ce projet :

Un parc éolien en mer à Oléron serait bien trop risqué !

Par Bernard Durand, ingénieur et naturaliste, expert en énergies, ancien directeur de l’Ecole Nationale Supérieure de Géologie

De nombreux articles de presse se félicitent de la relance par le Premier Ministre du projet de parc éolien en mer d’Oléron. Aucun n’a pour autant évoqué les risques que ce parc ferait courir aux habitants et aux usagers de la mer concernés. Je les rappelle ici :

– Les éoliennes se situeraient au-dessus de l’épicentre du tremblement de terre de 1972, un des quatre plus importants tremblements de terre que la France ait connu depuis 60 ans, le plus récent étant celui du Teil en Ardèche en Novembre 2019. Nul ne peut dire quels seraient les effets de l’enfoncement de pieux de 40 mètres de long et de 7 mètres de diamètre (plus encore si les éoliennes sont gigantesques comme il est probable) à coups de marteau hydraulique dans le sol marin pendant des mois. Il en est de même de leurs effets sur les falaises en recul du Nord d’Oléron.

– Le littoral est fragile, nous le constatons. Ce parc, en créant des courants turbulents et en arrêtant les sables au pied des éoliennes, accélèrera sa destruction.

– Les pollutions marines seront importantes :  – Pollutions ordinaires : détergents projetés par hélicoptère pour nettoyer les pales, fuites d’huile des nacelles et des bateaux et hélicoptères de maintenance, rejet d’eaux de refroidissement, métaux toxiques relâchés en mer par la corrosion des mâts et des rotors. – Pollutions accidentelles provoquées par les destructions de nacelles et de rotors (incendies, vents violents…) et par collision de bateaux. Les tankers passant au large transportent chaque année aux ports de la Rochelle et de Bordeaux environ 7 millions de tonnes de produits pétroliers, mais aussi des dizaines de milliers de tonnes de produits chimiques. Une collision par grand vent avec ces éoliennes d’un de ces tankers, ou d’un bateau ayant beaucoup de gazole dans ses soutes serait catastrophique pour nos plages et donc pour notre tourisme et notre commerce et bien sûr pour la pêche. Ces pollutions circuleront autour d’Oléron mais aussi dans le pertuis de Maumusson et dans l’estuaire de la Seudre au gré des courants marins, et menaceront l’ostréiculture, qui n’a pas besoin de ce risque supplémentaire.

– Une puissante ligne à très haute-tension, 225 000 volts, traverserait la Presqu’île d’Arvert, y compris dans des zones Natura 2000. Quand on voit les effets possibles de lignes électriques de  moindre importance sur les hommes et les animaux, comme par exemple celles du parc éolien de Nozay en Loire-Atlantique, pourquoi faire courir ces risques aux habitants, aux touristes et aux troupeaux des éleveurs de la Presqu’île. La moindre des choses serait que cette ligne passe dans l’île Oléron, dont les élus et quelques habitants veulent imposer ce parc.

Que des élus veuillent imposer de tels risques à des gens qui dans leur immense majorité n’ont rien demandé, ce n’est pas raisonnable. Ce parc ne leur rapportera rien en compensation, sinon des augmentations du prix de leur électricité et de leurs carburants. Il est aisé pour un expert en énergies de démontrer qu’il n’aura aucun effet pour la défense du climat et la réduction du nombre de nos réacteurs nucléaires, bien que ses promoteurs veuillent nous persuader du contraire.  Il créera des emplois en Allemagne et en Chine, qui construiront les éoliennes, et en détruira plus qu’il n’en créera en France, qui les importera. Il rapportera beaucoup d’argent à ses promoteurs, en particulier aux « investisseurs » internationaux qui se bousculent à nos portes pour récupérer les énormes subventions à l’éolien, financées par nos factures d’électricité et de carburants, et c’est bien pour cela qu’ils veulent nous l’imposer.

Commerçants, agriculteurs, pêcheurs, ostréiculteurs, et ceux qui aiment cette Presqu’île et son cadre de vie, tous doivent se mobiliser maintenant pour éviter ce désastre, avec leurs élus.

Attention, ce parc n’est que le premier d’une longue série prévue sur la côte Atlantique. Si celui-ci est accepté, c’est la porte ouverte à la suite !

Pour plus de détails, voir  http://www.eolien-oleron.fr/centrale-eolienne-mer-pres-doleron-vaut-peine

Jean Castex lance le projet d’Oléron

Jean Castex a profité du Comité interministériel de la mer qui se tenait aujourd’hui 22 janvier 2021 pour annoncer sa décision, dont dit-il, il est particulièrement fier !

Les réactions ne se font pas attendre. Par exemple :

La LPO par la voix de Dominique Chevillon, vice-président, dans Sud-Ouest, ou

Eoliennes au large d’Oléron : le gouvernement lance officiellement le projet sur France-bleu.

Le questionnement d’un juriste sur le projet éolien offshore d’Oléron

Laurent Bordereaux, professeur de droit à l’université de la Rochelle, spécialiste du droit du littoral, s’interroge sur la possibilité d’implanter un champ d’éoliennes au large d’Oléron, dans un parc naturel marin et dans des zones Natura 2000, tout en respectant les directives Européennes de protection des espèces et de leurs habitats :

Une tribune dans Libération du 10 décembre 2020 : Oléron : un projet de parc éolien marin en pleine zone protégée

Une tribune dans le Monde du 11 janvier 2021 : Parc éolien à Oléron : « Les pouvoirs publics peuvent-ils faire ce projet compte tenu des enjeux de la protection de la biodiversité ? »

Une tribune sur le site la gazette des communes le 13 octobre 2020 : Natura 2000 : les projets d’énergies marines renouvelables compromis ?

Un article de Sud-Ouest du 11/5/2020 : Parc éolien marin d’Oléron : quid du droit de l’environnement ?